En guise de présentation


Les Editions Inedits ont pour vocation l'inventaire des ouvrages qui n'existent pas, mais qui pourtant ont ou ont eu une influence sur la littérature. Le "Nécronomicon" bien connu des lecteurs de Lovecraft en est un exemple. "Le roi en jaune" en est un autre, Kilgore Trout est un auteur parfaitement inédiste, et ces pages leur rendent hommage tant que faire se peut....
Par ailleurs, plutôt que se perdre dans les méandres de la virtualité, nous vous proposons ici de découvrir notre activité concrète (littéraire et théâtrale).

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mardi 30 décembre 2008

UBU PRESIDENT

Merci d'avoir été TRES TRES nombreux
à soutenir UBU PRESIDENT Mardi 08 MAI 2007 à 20h30 Samedi 12 et Dimanche 13 Mai à 17h et 20h30




Oscar Wilde a-t-il écrit "Le roi en jaune" ?(3eme)

3) Autopsie du « Roi en jaune »

Observons les quelques passages du Roi en jaune où Chambers opère ces opérations de coagulation : 

a) Les extraits à proprement parler du « Roi en jaune ».

La nouvelle « Le masque » nous propose un extrait en exergue, ainsi qu’une petite citation faite par le narrateur. 
CAMILLA : Vous devriez vous démasquer, Monsieur. L’ETRANGER : Vraiment ? CAMILLA : Vraiment, il est bien temps. Nous avons tous ôté nos déguisement, sauf vous. L’ETRANGER : Je ne porte pas de masque. CAMILLA : (Terrifiée, aux côtés de Cassilda) : Pas de masque ? Pas de masque ! (LE ROI EN JAUNE : Acte I scène 2d). (Exergue à la nouvelle Le masque). 
« Je pensais, aussi, au Roi en Jaune drapé dans les couleurs fantastiques de son manteau déguenillé, et aux pleurs amers de Cassilda, « Pas sur nous, oh Roi, pas sur nous ! ».(Le masque– traduction originale) 

Que pouvons-nous déjà établir ? Que « Le roi en Jaune » voit au moins deux scènes dans son premier acte, que cette deuxième scène est divisée en quatre parties (2d), que trois des protagonistes se nomment respectivement Camilla, Cassilda et l’étranger, qu’il est question de déguisement, certainement même d’un bal costumé - où la tradition veut qu’on fasse tomber les masques à la fin, que l’Etranger par la nature même de son visage que l’on prendrait pour un masque éveille la terreur lorsque révélation est faite de sa véritable nature, et qu’enfin le fameux Roi en Jaune porte un vêtement déguenillé, et qu’il menace Cassilda et les siens de quelque chose qui doit leur incomber. Une vague trame semble se former, mais nous n’avons toutefois encore rien là qui nous rattache à Bierce.

Un second extrait, en exergue à la nouvelle « Le signe jaune », est lui directement lié à Bierce. 

Sur la grève se brisent les vagues de nuages, Les soleils jumeaux sombrent derrière le lac, Les ombres s’étirent Dans Carcosa. Etrange est la nuit où de sombres étoiles se lèvent, Où d’étranges lunes tournoient dans les cieux, Mais plus étrange encore est Carcosa la Perdue. Les chants que les Hyades entonneront Où flottent les guenilles du Roi Doivent mourir sans être entendus Dans Carcosa l’Obscure. Chant de mon âme, ma voix est morte, Périt pourtant, étouffée, comme des larmes retenues S’assèchent et meurent dans Carcosa la Perdue. 
Chant de Cassilda ; Le Roi en Jaune. Acte 1 scène 2. (Exergue au Signe jaune

Carcosa, le nom est lâché, sublimé même en comparaison avec l’utilisation énigmatique qu’en fit Bierce son découvreur. Carcosa perdue et obscure (« Lost Carcosa », « Dim Carcosa »), près d’un lac sinistre sur un monde aux Soleils jumeaux, aux sombres étoiles, aux lunes étranges. Un monde où pourrait résonner le chant des Hyades, constellation dans la région galactique d’Aldébaran, qui nous lie là encore à Bierce. Et pour finir, les guenilles – assurément jaunes- du Roi y flottent. C’est de chant funèbre qu’il s’agit, et Cassilda semble bien en proie à une morbide inspiration dans cette scène deux – encore- de l’Acte I du Roi en Jaune. C’est ainsi par le biais de Carcosa et des Hyades que Chambers poursuit le « mythe avorté » de Bierce. Mais il n’en dira pas plus, ne citera pas d’avantage de mots de cette pièce. Car son travail de marchand d’effroi, Chambers le fera en laissant le lecteur observer non pas la pièce, mais ses effets dévastateurs sur ceux qui ont osé la lire. C’est d’une mise en abyme qu’il s’agit. Nous lisons « Le roi en jaune » de Chambers tout juste pour entre-apercevoir la véritable nature d’un texte intitulé « Le roi en jaune ». Et comme autant d’avertissements, les récits déclinent ce thème, du prosaïque au grotesque.

La réalité imite la fiction qui dépasse la réalité.


VOUS AUSSI, par l'Inédisme, CREEZ L'EVENEMENT !
Pour cela, il semblerait qu'il suffise d'une "bonne dose d'investissement psychique" dans une chose aussi futile que l'écriture (ou la rêverie de l'écriture) d'une page d'Histoire avec ou sans "grand h".
En témoigne cette expérience rapportée dans un blog par l'équipage du Yacht "Maiken", qui , dans la journée du 12 Août 2006, a vu émerger des eaux du Pacifique, au large des îles Tonga, une île volcanique. Photos et détails ICI. Les lecteurs d'OKéANOS comprendront très vite de quoi que j'cause...
Prochainement : le tremblement de terre provoqué de Los Angeles ?
Celui du Pape à Istambul ??

Comment !? Vous n'avez jamais vu un tremblement de pape ???

lundi 29 décembre 2008

Jason et le Centaure Avril 2007

MERCI DE VOTRE SOUTIEN !
LES VENDREDI 06
ET SAMEDI 07 AVRIL 2007
à 20h00
(eh oui, c'est passé !)
JASON ET LE CENTAURE (20 mn extraites de Médée de Pasolini)
mise en scène Marc Dumontier (Ateliers Théâtre de La Fugue)
Merci à Pascal, Camille, Karine, Marion, Florence, Lysiane, et Stéphane.
Jason enfant, puis Jason adulte, apprend de son mentor le Centaure Chiron le sens du sacré et du profane, ainsi que sa place de civilisateur dans un monde primitif dont les rituels disparaissent peu à peu. C'est à la question du sens de la "modernité" que nous confronte Pasolini dans ces extraits de Médée



ET UN EXTRAIT DE LA REPETITION EN PRIME !

Oscar Wilde a-t-il écrit "Le roi en jaune" ? (2eme)

2) Ambrose Bierce : l’inspiration possible de Chambers.

Au centre



Ambrose Bierce



Le site des Editions Inedits !!!!

Découvrez le site des Editions INEDITS !
25 Octobre 2006

mardi 23 décembre 2008

JE SUIS Né JEUNE du 11 Novembre au 03 Décembre à Arcueil

MERCI DE VOTRE SOUTIEN !
LA COMPAGNIE FALAISES ET PLATEAUX
vous a proposé de venir (re)découvrir 


JE SUIS Né JEUNE 


(Création Festival Falaises et Plateaux à Anis Gras en Février 2006) 
Un texte de Benjamin SISQUEILLE
Mis en scène par Marc DUMONTIER
Interprété par Mathieu MOTTET







Du 11 Novembre au 03 Décembre 2006 
(eh oui, c'est passé...)
AU BAHUT 
18 Avenue du Président Salvador Allende 94110 Arcueil 
(RER B LAPLACE)

Pour en savoir plus :
Contact 01 49 12 11 35
ou falaisesetplateaux@yahoo.fr

Découvrez Michel Dimichel




Nous sommes tous nés jeunes…
Mais aussi, « l’on est pas sérieux quand on a dix-sept ans ». Ainsi sommes-nous tous confrontés à la mise à mort de notre jeunesse au bénéfice de l’âge adulte.
Cette mise à mort s’accélèrerait-elle ? De nos jours, il semblerait que « le jeune » soit vécu comme persécuteur et organisé en bandes concertées. Il y a tout juste un an, lors des « émeutes » de Novembre 2005, était même rapporté - tant par la presse que par l’autorité - un sentiment de « contagion », terme emprunté à la grippe aviaire, sujet médiatique rival.
La jeunesse vécue comme race à part…
C’est de notre temps de vigilance assoupie dont parle « Je suis né jeune ». Car c’est à présent que la « contagion » est circonscrite en « Zones Urbaines Sensibles », que se déploie le véritable arsenal concentrationnaire.
De cette jeunesse réifiée en clown triste et condamnée au peloton d’exécution pour un crime innomé, « Je suis né jeune » exprime l’ultime plaidoirie. 


DUREE : 50 Minutes

Oscar Wilde a-t-il écrit "Le roi en Jaune" ?



1) De l’importance du Roi en Jaune chez Lovecraft 

Chercher à établir une topologie des inspirations de Lovecraft, comme l’on dresserait la carte d’un fleuve de l’embouchure à ses sources, revient à considérer la moindre parcelle littéraire comme un creuset sans fond, à l’instar de ces ensembles de deux ou trois lignes qui constituent « Le livre de raison » et sont la prime becquée des formidables abominations venues de sommets d’horreur cosmique. De nombreux articles, déjà, font état des probables sources d’inspirations de Lovecraft dans l’élaboration de ces « Yog-Sothotheries » plus tard constituées en panthéon du Mythe de Cthulhu par l’exécuteur testamentaire Derleth. Créatures issues du plus profond agnosticisme, superstitions ancrées dans un paganisme sans âge, lieus rêvés ou cryptographiés, et surtout ouvrages maudits traînants de sordides réputations blasphématoires après eux, tout ceci s’articule tant bien que mal en un tout dont l’ordonnancement fort heureusement nous échappe – n’en déplaise aux spéculations apocryphes au nombre toujours croissant, cet article n’en étant qu’un avatar supplémentaire. Chez Lovecraft, la principale source toujours suintante de ce qui s’abîme sous les flots et qui perpétue son culte est le livre de l’arabe dément Abdul Alhazred, le Al-Azif dont le titre lui-même évoque le murmure de muses infernales chuchotant dans des déserts interdits (Le titre n’est pas non plus sans rappeler le prime recueil de poésies d’Edgar Poe : « Al Aaraf »). Traduit ensuite en grec puis en latin, le Necronomicon est l’archétype du livre maudit, qui rend fou et apporte la désolation et la mort à son auteur, de l’ouvrage qui circule en un très petit nombre de copies chez les plus audacieux alchimistes et sorciers, et qui ne peut être évoqué qu’avec le plus grand sérieux et la plus grande frayeur du fait même de sa réputation toujours vague, du réceptacle d’un savoir qui semble toujours prêt à disparaître quelques siècles pour n’instiller son poison qu’à doses homéopathiques à une humanité toujours partagée entre la peur et l’ignorance. Le Livre, et le Necronomicon, est un protagoniste à part entière. D’où vient chez Lovecraft l’idée d’utiliser ce redoutable et passif composant d’horreur dans l’élaboration de ses contes d’épouvante ? De l’imposante collection d’ouvrages que son Grand-père avait amassé et qui fut la nurse du surdoué de Providence ? De logogryphes impénitent tels que Poe ou Dunsany ? Une note nous éclaire quant à ce qui a pu prêter au Necronomicon sa sulfureuse réputation. Lovecraft termine ainsi son Histoire du Necronomicon : « C’est des rumeurs autour de ce livre (que relativement peu de gens connaissent) que R.W. Chambers dit avoir tiré l’idée de son premier roman Le Roi en jaune. » (It was from rumours of this book (of which relatively few of the general public know) that R.W. Chambers is said to have derived the idea of his early novel The King in Yellow. History of the Necronomicon). Ici, ce n’est pas le Roi en Jaune qui inspire Lovecraft, mais l’existence potentielle du Necronomicon qui inspire Chambers. Que l’on ne s’y méprenne pas. On connaît le sens du courant ; rien n’est plus aisé à contrer lorsque l’on veut donner à l’avatar l’avantage falsifié du nombre des années. « Je crois que Le Signe Jaune est la production la plus fascinante de la plume de Chambers, et en même temps l'une des meilleures histoires d'horreur jamais écrite. L'atmosphère pesante y est vraiment effrayante. » (lettre de HPL à J. Vernon Shea, 28 janvier 1933). Voilà ce qu’écrivait Lovecraft. Certes, on le sait dithyrambique lorsqu’il se lance dans la description épistolaire de ses affections. Epouvante et surnaturel en littérature nous propose un ton moins affecté : « (…) la prime oeuvre de Robert W. Chambers (…) s’efforce d’atteindre une horreur très authentique. Le roi en jaune, série de nouvelles vaguement liées entre elles par l’existence d’un livre monstrueux et interdit dont la lecture invoque les spectres de l’effroi, de la folie et de la tragédie, atteint véritablement de remarquables sommets de peur cosmique, malgré un intérêt inégal, et une culture quelque peu triviale (…). » 

Ce livre monstrueux, c’est la pièce de théâtre Le roi en jaune . Plusieurs des nouvelles de Chambers du recueil éponyme tiennent sourdement pour responsable des maux de leurs protagonistes la lecture de cette tragédie. (James Blish en proposera une transcription presque complète en 1970 (Plus de lumière in Le Cycle d’Hastur, ed. Oriflam) Lovecraft poursuit ainsi l’analyse de ce qui l’a impressionné : « Le plus puissant, peut-être, de ces contes est Le signe jaune, dans lequel apparaît un terrible et silencieux gardien de cimetière au visage bouffi par les asticots. Un garçon décrit la lutte qu’il a eu avec cette créature, et frissonne en se remémorant certains détails qui l’ont rendu malade. « Et bien, je jure d’vant Dieu que quand que j’lai battu il m’a saisi les poignets, m’sieur, et quand j’ai tordu son poing mou qu’était tout en bouillie, y’a un d’ses doigts qui m’est resté dans la main. ». Un artiste, qui après l’avoir vu a partagé avec une autre le rêve étrange d’un corbillard nocturne, est choqué par la voix du gardien quand il l’accoste. Le type émet un grommellement entêtant « comme la fumée épaisse et huileuse d’une cuve à graisse ou l’odeur d’une nuisible déchéance », et ne fait que marmonner: « Avez-vous trouvé le signe jaune ? » Celle qui a partagé son rêve donne à l’artiste un talisman d’onyx aux étranges hiéroglyphes qu’il a ramassé dans la rue ; et après être singulièrement tombé sur l’infernal livre d’horreurs interdit, ils apprennent tous deux, parmi d’autres choses hideuses qu’aucun mortel sain d’esprit ne devrait savoir, que ce talisman est sans conteste l’innommable Signe Jaune transmis par le culte maudit d’Hastur – venu de la primordiale Carcosa dont traite le volume, parmi d’autres réminiscences horribles de ce qui cherche à se tenir caché dans le latent et le sinistre du fond de l’esprit humain. Bientôt ils entendent le grondement du corbillard noir conduit par le mou et cadavérique gardien. Il entre dans la demeure sous le couvert de la nuit, à la recherche du Signe Jaune, chaque verrou et loquet pourrissant à son contact. Puis quand les gens accourent, alertés par un cri qu’aucun gosier humain ne saurait proférer, ils trouvent au sol trois formes – l’une mourante et deux mortes. L’une d’elles est en état de décomposition avancée. C’est le gardien du cimetière, et le docteur s’exclame « Cet homme doit être mort depuis des mois. » On retrouve ici, et comme toujours à la lecture d’Epouvante…, des ingrédients souvent développés chez HPL, de la restitution de l’horreur en langage populaire, à la découverte macabre - qui en laisse toujours plus à imaginer que la réelle scène de terreur habilement éludée ne nous l’aurait permis, en passant par le rêve partagé, le culte antédilluvien, la non-mort, et leurs mises en scènes gothiques. Chambers est immanquablement une source du Mythe. Mais Tonton Théobald va plus loin lorsqu’il conclut : 
« Il est à noter que l’auteur emprunte la plupart des noms et allusions relatives à l’ancien monde des temps primordiaux des contes d’Ambrose Bierce. (…) L’on ne peut que regretter qu’il n’ait pas exploité d’avantage une veine dans laquelle il serait si aisément devenu un maître reconnu.»
(Supernatural horror in literature, traduction originale de Rowainrrr).

(à suivre ICI ...)

Les editions Inedits vous souhaitent la BIENVENUE !

HOSANNAH PER ADONAI ARMSTURMGRIM YOUPI LA !
Oui, c'est par ces simples mots que je suis très fier de commencer cette nouvelle revue dédiée aux activités des Editions Inédits (surnommées Z-INED par ses intîmes).
Les Editions Inédits ? Qu'est-ce que sont-ce ?
Tout d'abord nées, à l'instar d'Ubu, d'une potacherie de lycéens dans le courant des années '80 (garrgl, coup d'vieux !) les Editions Inédits regroupèrent les idées de quelques auteurs inconnus et jamais publiés autour d'un catalogue d'ouvrages qui n'existent pas. Ce catalogue était écrit à la main, publié au nombre impressionnant d'un unique exemplaire, et je ne vous cache pas que c'est moi qui les ai TOUS !
Mais le temps passant, je me suis tiré l'oreille et me suis hautement réprimandé. Petit cachotier, m'écrai-je à mon for intérieur, n'as-tu et n'ai-je pas honte de garder tout ça dans mon propre placard où je me garde bien de mettre les pieds et les mains ? Oh oui, oh oui, j'ai honte, me répondis-je, mais qu'y puis-je ?
Et bien, vois ce subtil instrument que la police des pensées a mis à la disposition des citoyens du Monde Libre, ce creuset de temps perdu qu'est l'internette. Ne suis-je pas tenté d'y laisser ma trace inéditée ?
Oh si, oh si, mais n'ai-je pas autre chose à faire ?
Du travail, j'en aurai toujours d'avantage. Mais des pages blanches comme celles-là, virtuelles et infinies, c'est fait pour l'INEDIT !
Que de pages blanches n'ai-je remplies ! Image
Bon, trèfle de plaisanterie comme dirait Jacky Boyle, vous voilà prévenus. Le ton est donné malgré qu'il soit espèce en voie de disparition (le thon).
Inéditorialement vôtre !
Marcel TRUCMUCHE
Président des EDITIONS INEDITS et premier Pape à moustaches.

A venir...

Archives photos et vidéos : Thunos, L'étoffe des songes, Le talon de fer, Contes, L'innamoramento, Dans les bois la marguerite, Ballet Monstre, Ubu Président ...

Kilgore TROUT : hagiographie

Le catalogue enrichi des Editions Inedits