L'opérette tirée du Roi en jaune, mise en musique par Artuan de Lierré sur un livret de Christophe Thill, vient de se rejouer à Limoges.
Un compte-rendu complet, ainsi que de très belle photos, sont consultables ici :
Une tribune de l'actualité des Editions Inedits, consacrées aux ouvrages qui n'existent pas. Inventaire des informations sur Le Roi en jaune. Publication de l'oeuvre de Kilgore Trout.
L'opérette tirée du Roi en jaune, mise en musique par Artuan de Lierré sur un livret de Christophe Thill, vient de se rejouer à Limoges.
Un compte-rendu complet, ainsi que de très belle photos, sont consultables ici :
La traduction française d'un jeu de rôle dédié uniquement au Roi en jaune, initialement paru en décembre 2018 chez Pelgrane Press, fait l'objet d'un financement participatif, en espérant que le jeu pourra voir le jour chez Pattern Recog.
Initié par une poignée de grands admirateurs de celuiiiiiii-quiiiii-ne-doiiiiiiit-paaaaaaas-êêêêêêêtre-nommmmmmmmééééééééé, Jack Machillot en tête, les choses semblent pendre un tour plutôt positif.
Une longue interview en fait état, nous vous proposons de la retrouver ici :
Les formes scéniques du "Roi en jaune" se suivent et ne se ressemblent jamais, tant elles glissent sur l'écueil individué des représentations de la folie.
Rappelons à nos lecteurs que la "pièce" est "sensée" rendre fou (donc : "insensée") ceux qui la jouent et ceux qui la regardent…
Ce défi que nul n'oserait véritablement accomplir, à moins d'être déjà passé "de l'autre côté" et devenu résident permanent de Carcosa, est relevé une fois de plus, avec le concours de Christophe Thill.
C'est sur sa page Facebook que nous découvrons l'annonce, que nous reproduisons ici :
L'info est officielle alors on peut vous la partager.Artuan de Lierrée créera son opérette fantastique "Le Roi en jaune", d'après Robert W. Chambers, à Limoges le 12 septembre prochain.Une pièce d'une heure pour 5 chanteurs et 2 musiciens.Connaissant la qualité du travail de Artuan de Lierrée c'est à ne pas manquer !New York, 1920.À la suite d'une chute de cheval et de la lecture de la pièce interdite "Le Roi en jaune", Hildred Castaigne est affligé par une maladie mentale.Il ambitionne de devenir l'héritier du dernier roi de la dynastie impériale d'Amérique grâce à l'aide de M. Wilde, un étrange personnage autoproclamé "restaurateur de réputations".Le livret est basé sur ma traduction de la nouvelle "Le restaurateur de réputations". Nous avons beaucoup travaillé avec le compositeur pour arriver à une adaptation scénique qui puisse fonctionner. Inutile de dire que je suis très impatient d'assister à cette représentation pour voir ce que ça donne en vrai !!!
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| LE ROI EN JAUNE • 12 SEPTEMBRE 2025 • LIMOGES |
L'auteur de l'opérette nous en propose un extrait, lors d'un "Twitch Live" qu'il a tenu ce 15 septembre 2025 :
Annoncé par l'éditeur Inceptio pour parution le 26 mai 2023, ce nouvel apocryphe témoigne du vent intersidéral qui souffle depuis les rivages de Carcosa...
Article publié à cet adresse (nous en reprenons ici la publication), suivez le lien pour écouter les émissions :
https://www.airzen.fr/les-editions-malpertuis-une-reference-de-la-litterature-fantastique/
Cette petite maison d’édition est dirigée par deux passionnés de fantastique : Christophe Thill et Thomas Bauduret. Elle publie des ouvrages à la demande, au gré des besoins des lecteurs.
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| Christophe Thill, co-créateur des éditions Malpertuis, au salon Imagibière à Paris. Photo Léopoldine Deriot / AirZen radio |
Pour les adeptes de littérature fantastique, “Malpertuis” n’est sans doute pas un nom inconnu. C’est le titre du premier roman fantastique de l’écrivain belge Jean Ray, publié en 1943. Selon Alain Dorémieux, écrivain et traducteur de science-fiction français, l’univers fantastique de “Malpertuis” « vous plonge dans une nuit peuplée de monstres inédits, où toutes les terreurs peuvent arriver ». Le nom choisi par Christophe Till et Thomas Bauduret pour leur maison d’édition située à Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, donne ainsi le ton.
« On a créé cette maison d’édition il y a quinze ans. À l’origine, Thomas Bauduret souhaitait lancer, une fois par an, une anthologie fantastique, avec une sélection des meilleures histoires fantastiques qu’on lui envoyait. Cette anthologie existe et s’appelle Malpertuis », explique Christophe Thill. L’anthologie en est d’ailleurs actuellement à son treizième numéro.
Le projet de Christophe, quant à lui, était de traduire en français un classique du fantastique, “Le Roi en jaune”, de Robert Chambers. « J’ai réalisé la première traduction françaises correcte de cet ouvrage », lance Christophe.
Depuis début 2007, les éditions Malpertuis ont publié une soixantaine de titres. « On a, par exemple, “Les Dossiers secrets” de Harry Dickson. Harry Dickson est une sorte de Sherlock Holmes à qui il arrive des aventures étranges », raconte Christophe Thill avec passion.
À la base, les dossiers de Harry Dickson ont été écrits par Jean Ray. Mais ce sont les romans de Brice Tarvel, un auteur français dont les ouvrages s’inscrivent dans cet univers, qui ont été publiés aux éditions Malpertuis.
Les éditions Malpertuis est
donc une petite maison d’édition française, avec seulement deux employés en son sein. « On imprime nos livres à la demande. Lorsque l’on passe commande, cela peut prendre jusqu’à deux semaines. Mais pas de panique, les livres arrivent toujours à destination », sourit Christophe Thill.
Le texte, donc, ne sera une surprise pour personne, et c'est justice au vu du travail de Christophe Thill.
Les illustrations, si on peut éventuellement leur reprocher le léché trop parfait des créations numériques, réinterprètent malgré tout certains aspects "gothiques", voire "gore", dont nous avaient régalés les prédécesseurs de Samuel Araya.
Tant qu'à faire, en voici quelques exemples - les belles images valent mieux qu'un long discours.
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| The king in yellow - Black stars |
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| Cassilda's song |
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| The mask |
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| The tatters |
Plus d'informations sur l'édition : https://www.editions-callidor.com/le-roi-en-jaune
et sur Samuel Araya : https://www.arayaart.com/
Une campagne de financement participatif (un peu chère à mon goût) est actuellement lancée pour un bel objet prévu pour le 1er semestre 2021 : LA VILE EN JAUNE
Je vous laisse en goûter les détails aux adresses suivantes, mais l'ensemble - un scénario made in France pour le jeu de rôles "L'Appel de Cthulhu", dans un beau coffret - fera sans doute partie des pièces de collection rôlistique de choix dans les dix prochaines années.
http://unificationfrance.com/article64277.html
http://balades-cosmiques.over-blog.com/cthulhu-hack-la-ville-en-jaune.html
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| Quatrième de couverture du "Roi de jaune vêtu" - Éditions MARABOUT |

Pour peu que vous ayez besoin d'une petite fiche de lecture détaillée du "Roi en jaune" sans vous gâcher le plaisir de le découvrir vous-même, je vous conseille la lecture de ce bon petit article signé Sophie Schweitzer à CET ENDROIT-CI DU WAIBE.
Comme je l'écrivais dans un précédent article, les amateurs du Roi en jaune - dont je suis - ne sauraient qu'être fort surpris de signes évidents du "retour du roi" sur les devants de la scène culturelle anglo-saxonne, et dès à présent européenne. Un des signes les plus parlants, en écho avec ce que des humanologues bien connectés pourraient affirmer, est qu'en Février 2014, l'ouvrage jusqu'alors bien oublié de Robert W. Chambers "The king in yellow" (1895) s'est retrouvé en quelques jours l'un des dix romans les plus vendus sur l'Amazon.
| Le signe tatoué (?) sur la nuque de la victime. |
"... c’est bien un polar, mais qui marche constamment sur la ligne séparant ce genre du fantastique, et qui, de temps en temps, la franchit subtilement. Et cette ligne est jaune."
En quoi résident ces éléments fantastiques ? Le crime tout d'abord : la victime est comme "offerte" à des dieux invisibles, et évoque le sacrifice rituel d'une religion préhistorique oubliée. Nous baignons ensuite non pas dans une urbanité chère aux habituelles séries policières, mais dans une Louisiane où règne une nature souvent hostile, marquée de putréfaction et de semi-vie, hantée par une population paupérisée par des sites industriels sauvages et sans nom. Nous avons l'impression de nous retrouver dans un de ces Dunwich lovecratiens, un cul-de-sac de la civilisation où ne persistent que des humanoïdes consanguins et débiles (pour paraphraser Lovecraft). Le tableau est parachevé avec le point de vue du taiseux Rust Cohle, l'inspecteur surnommé "le contrôleur des impôts", dont l'opinion sur la vie en général et ce crime en particulier frôle le matérialisme cosmique cher à Lovecraft (du type : "Nous ne sommes rien d'autre que de la viande sensible"). Du désespoir, de la fange sans âge et de l'entropie : tout y est servi pour savourer l'amertume de l'"à quoi bon".
C'est de cet "à quoi bon" qu'il est à mon sens le plus question dans l'intrigue de cette série. En effet, plus d'une fois, nos enquêteurs seront confrontés à la vanité de leur enquête ; la victime était une jeune fille à la dérive et ne manque à personne, l'acte semble isolé et sans récidive du lendemain, les autorités - protégeant l'a(r)gent du contribuable - ont mieux à faire que de remuer la vase des bayous de Louisiane. Et pourtant ni Cohle ni Hart, l'un comme l'autre, malgré leurs natures humaines bien différentes, ne désire abandonner l'affaire. Quelque chose les a captivé. C'est ce ressort qui mène l'intrigue d'indices ténus en fausses fausses routes anticipées. L'énergie du désespoir habite Cohle, et l'orgueil de son coéquipier Hart en fait un acolyte tout aussi tenace.
La série, en plus de ce traitement particulier, repose sur une seconde originalité : son intrigue se partage en deux époques. La première enquête, celle du sacrifice préhistorique, se déroule en 1995, soit à une époque manquant d'internette et de machintruc portable. Une seconde intrigue s'y greffe, se déroulant elle en 2012, où deux nouveaux et jeunes policiers modèles interrogent nos deux protagonistes qui ont, entre temps, quitté la police.
Car l'on comprend vite une chose : si un suspect principal a été "neutralisé" en 1995, d'autres crimes semblant obéir aux mêmes rituels ont eu lieu par la suite. Les seuls (en dehors du suspect neutralisé) à connaître les détails du meurtre "originel" étant nos deux héros, cela fait d'eux (et principalement de Rust Cohle devenu une sorte de marginal chevelu) d'éventuels suspects à leur tour. L'intrigue nous fait donc osciller entre les deux côtés de la barrière qu'aurait pu franchir l'un d'eux, et s'amuse à souffler le chaud et le froid en distillant des indices sur ce qu'il s'est réellement passé en 1995, et de quelle nature est la poussière laissée négligemment sous le tapis.
Le journal est celui d'une jeune paumée, cela ne fait aucun doute pour nos héros, mais qui évoque par de nombreuses occurrences "The yellow king" et "Carcosa". L'allusion au premier aurait pu n'être qu'une coïncidence (un peu comme dans le récit éponyme de Raymond Chandler), mais l'évocation du second enfonce allègrement le clou : il s'agit bien d'une référence à Chambers, voire à Bierce.
Ce qu'il y a de plus troublant, finalement, dans l'intrigue de la série, c'est que rien n'indique qu'il existe dans le "monde fabuleux et aquoiboniste" de True Detective d'ouvrage intitulé "The king in yellow" ou "The yellow King", ni d'item littéraire Carcosa. Ou alors, c'est vraiment que le fin limier Rust Cohle n'est rien de plus qu'un petit philosophaillon pédant et ignorant tout de la littérature décadente de son propre pays.«La série n’essaye pas de se montrer plus intelligente que vous. Et si vous faites vraiment attention, si vous regardez le premier épisode et écoutez vraiment, vous y trouverez 85% de ce qui est raconté durant les six premiers épisodes.»Et c'est vrai ! (Enfin dans la mesure où l'on puisse déterminer ce que représentent 85 % des 6/8è de l'intrigue).
"... le Roi en jaune n’est pas une sorte de démon apportant la folie. Il est la folie. Il est le symbole par lequel les hommes désignent le chaos qu’ils sentent parfois s’installer dans leur esprit, s’emparer de lui. Il est lui-même un masque, celui que les hommes donnent aux complexes qui les torturent, et à leur propre désir de punition. Il est un cauchemar partagé."
Je ne gâcherai pas le plaisir de découvrir la série en dévoilant un tant soit peu les quelques allusions au Roi en Jaune qui essaiment l'intrigue. A plusieurs reprises, les indices menant à des proches du tueur, ou a des gens l'ayant côtoyé malgré eux, mènent à ces seules allusions. Fin de la discussion.
Mais à nouveau l'intrigue rebondit pour nous mener toujours plus profondément dans les arcanes du crime organisé. Le sordide laisse la place au franchement abject, voire à l'intolérable. Et des signes plus subtils de la mythologie du Roi en Jaune s'articulent : le signe tatoué sur la nuque de la victime pourrait bien être, bien qu'il soit bleu, un renvoi au "signe jaune" annonçant le "retour du roi".
Hormis gâcher votre propre plaisir, cela n'aura pas d'autre mérite - ne visant pas la thèse universitaire qui ne tardera pas à se faire d'ici une petite paire d'année, ouvrons les paris."Il n’est pas nécessaire d’avoir été un complice du Mal pour porter sa marque : il suffit de l’avoir côtoyé de suffisamment près… " (Ch. Thill)"
Rust :"Il y a eu un instant...Je sais que j'étais dans le noir, cette chose... cet état auquel j'étais réduit, tu vois, je n'étais même pas conscient. J'avais l'impression de flotter dans le noir, et je pouvais... Je pouvais sentir mes convictions s'affaiblir.Et au-delà de cette obscurité,il y avait autre chose. C'était... plus profond, chaud, tu vois, comme une substance. Je pouvais le sentir, (...) C'était comme si j'étais une partie de tout ce que j'avais jamais aimé, et nous étions tous... en train de disparaître.Et tout ce que j'avais à faire c'était de laisser tomber... et c'est ce que j'ai fait. J'ai dit "l'obscurité, ouais, ouais."Et j'ai disparu.Mais je pouvais... Je pouvais encore ressentir de l'amour, ici, encore plus qu'avant. Rien...Il n'y avait rien sauf cet amour. Ensuite je me suis réveillé. "
Marty : "Tu m'a pas dit à un dîner une fois, peut-être, que t'avais l'habitude... de raconter des histoires sur les étoiles ? C'était... en Alaska, sous le ciel nocturne. Tu t'allongeais et tu regardais ... Les étoiles ?"
Rust : "Oui et tu te rappelles que...Je n'ai jamais regardé la télé jusqu'à mes 17 ans, donc je ne faisais pas grand-chose là-bas à part marcher, explorer et... regarder les étoiles et raconter des histoires."
Marty: "Comme quoi ?"
Rust : "Je vais te dire, Marty, j'étais là dans ma chambre d'hôpital à regarder chaque nuit à travers les fenêtres et juste réfléchir...Il y a juste une histoire. La plus vieille."
Marty : "Sur quoi ?"
Rust : "La lumière contre l'obscurité."
Marty : "Je sais qu'on est pas en Alaska, mais... j'ai l'impression que l'obscurité a plus de territoire."(...)
Rust : "Tu sais, tu te trompes."
Marty : "Comment ça ?"
Rust : "Avant, il n'y avait que l'obscurité. Et si tu veux mon avis, la lumière est en train de gagner."
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| La solitude du détective de fond. |
| Oh le vilain masque ! |
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| Mais enfin, je ne porte pas de masque ! |
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| Une vision (?) de Rust Cohle : les oiseaux forment une spirale sous ses yeux, et rappellent le signe tatoué sur la nuque de la première victime. |
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| La vilaine spirale, sorte d'aspirateur cosmique, dans l'antre du grand méchant ou dans la tête de Cohle ? |
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| La même vilaine chose. Attention Rusty ! |
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| On retrouve quasiment la même image dans "Scoubi Doo sur l'île aux zombies", qui se passe aussi dans les bayous de Louisiane. Etonnant, non ? |
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| Un superbe Roi en Jaune, avec les haillons, s'il vous plaît ! |
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| L'édition d'un T-Shirt pour les tordus fans de la série... |